Pourquoi mon alimentation n'a pas de label


Pourquoi mon alimentation n'a pas de label




Pas facile de s'y retrouver dans la multitude de régimes alimentaires proposés, les études scientifiques parfois contradictoires, les arguments santé, environnementaux et en faveur des animaux des uns et des autres, sans parler des traditions culinaires qui n'ont généralement que faire de toutes ces nouvelles tendances.


Se nourrir peut devenir un véritable casse-tête, voir une source d'angoisse pour certains.


Il y a de ça quelques années, j’ai découvert que le gluten me rendait malade et à cette même période, j’ai pris conscience que ce que je mettais dans mon corps avait un impact énorme sur ma santé et mon bien-être. J’ai donc décidé de devenir végétalienne et gluten free.

Pourquoi vegan ? Après un road trip aux Etats-Unis, je me suis rendu compte à quel point certains animaux étaient mal traités juste pour subvenir aux besoins grandissants de notre consommation de produits animaux. J’ai commencé à me renseigner et à regarder des vidéos sur l’horreur des choses que certains animaux subissent et ces vidéos m’ont bouleversées. Par la même occasion, j’ai aussi fait le lien avec la consommation de produits animaux et les impacts sur la santé.


Sans m’en rendre compte, en décidant de devenir vegan, je remettais en cause la tradition, mon éducation et les choix de vie des personnes qui m’entourent. Étonnamment, ma décision a alors soulevé beaucoup de colère et d’attaque plus que de curiosité. Les repas avec la famille, les amis ou les collègues devenaient des interrogatoires agressifs ou je devais me justifier de mes choix. Pour ces personnes, je devenais une personne qui avait un problème clair avec la nourriture. Car pour eux, j’arrêtais le gluten pour ne pas grossir et je devenais végétalienne pour ne manger plus que des légumes. Ou du moins, cette idée qu’ils se faisaient de mes choix les rassurait et ne remettait pas en cause leurs propres choix, leur tradition et leur éducation.


Pour être honnête, je n’ai pas été longtemps 100% végétalienne. Il est très dur de continuer à avoir une vie sociale et pouvoir manger un repas équilibré à l’extérieur. Peu de restaurants proposent des alternatives équilibrées et les amis ou la famille sont totalement déboussolés à l’idée de devoir préparer un repas sans gluten et vegan. Je me retrouvais souvent avec une assiette de légumes qui n'était autre que l'accompagnement d'une viande ou d'un poisson.

Au début, j’ai vraiment essayé de respecter mes nouvelles convictions mais mes repas à l’extérieur étaient devenus tristes. J’ai donc pris la décision de devenir flexible et que je mangerais fromage ou poisson au restaurant par exemple.

La flexibilité m’a beaucoup apporté. Déjà, car on peut devenir très dur envers soi même quand on mange un aliment que nous avons décidé de retirer de notre alimentation. Je culpabilisais de ne pas être assez forte et de ne pas me priver au restaurant quand il n’y avait pas de choix pour moi. Car quand vous décidez de rentrer dans une case comme celle de Vegan ou de gluten free, il faut savoir qu’on vous attend au tournent. Les gens attendent le moment ou vous allez craquer, ou vous allez perdre votre motivation ou vous allez leur dire qu’ils ont raison et que ce n’est pas humain d’être vegan. Donc au début, il était dur pour moi de me confronter à ces personnes alors que j’avais décidé de rentrer dans ces cases.


Quand je suis devenue flexible, j’ai compris plusieurs choses. Je me suis rendu compte que je n’avais pas besoin de rentrer dans une case avec un label. Ces cases sont rassurantes pour beaucoup mais pour moi, elles devenaient étouffantes. J'ai aussi compris que mon corps avait besoin de plus de souplesse et qu'il fallait que je l'écoute.


Aujourd’hui, je continue à avoir une alimentation basée sur du végétal mais c’est ok si je mange des œufs, c’est ok si parfois je mange du poisson et c’est ok si parfois je mange du fromage ou si je croque dans un morceau de viande. Il se peut qu'aujourd’hui, je mange un produit d’origine animale une fois par semaine (hors viande), mais c’est uniquement parce que je sens que mon corps en a besoin. Je n’ai pas abandonné ou laisser tomber mes convictions. Lorsque j'achète des produits d'origine animale, je fais attention à la provenance, aux conditions d'élevage, à la qualité du produit. J'achète de façon consciente ce produit.


J'ai décidé que je ne veux pas que l’on m’impose de manger des produits d’origine animale parce qu’il s’agit de la tradition ou parce qu’on n’a pas envie de faire différent pour moi. Je reste maître de ce que je mets dans mon corps et je laisse mon corps décider quand il en a besoin.

Cette approche est peut-être encore plus compliquée à comprendre pour mon entourage mais j’ai fait la paix avec ça et je ne n’attends plus qu’on me comprenne. C’est déstabilisant pour la plupart des gens quand on ne rentre pas dans une case mais moi j’ai enfin trouvé mon équilibre et je suis en accord avec ce que je pense.


Je veux vous montrer par mon histoire qu’il faut avant tout trouver son équilibre, faire de son mieux et se libérer de ce que les autres pensent de vous. Je ne dis pas que chacun doit devenir comme moi, mais que chacun doit trouver ce qui lui convient en terme d’alimentation et qu’il ne faut pas avoir peur de ne pas pouvoir mettre un label sur son alimentation.



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Laure - Coach nutrition & bien-être

Genève - Suisse